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Rédacteur Actualité
07/10/2008 14:24
INTERVIEW DU PRESIDENT GNAMIEN KONAN DANS "ONUCI-FM"

GNAMIEN KONAN, à propos de l’élection présidentielle de Novembre 2008 était l’invité de ONUCI-FM le Samedi 21 Juin 2008, dans le cadre de l’émission’’ la semaine en revue’’. A cette occasion, le colonel major s’est prononcé sur les sujets brûlants de l’actualité notamment, la question du règlement des primes des ex-combattants, la sécurisation des élections et ‘‘l’opération mains propres’’ initiée par le Président Laurent Gbagbo pour lutter contre la corruption dans tous secteurs.
Gnamien Konan, est ce que le gouvernement ne voit pas trop grand en promettant 90000 F CFA aux soldats démobilisés sans que cela ne soit une décision politique au point où les ex-combattants ne sont pas vite entrés en possession de leurs primes. Ce qui les a poussé à descendre dans la rue ?
Je crois que la question devait être posée au gouvernement pour que tout soit mis en œuvre pour mettre fin aux souffrances des innocentes populations et celle de Bouaké qui ont trop souffert de cette crise et qui ont payé j’allais dire, le plus lourd tribu.
Est ce que ce type de manifestation peut mettre en danger le processus en cours ?
Nous espérons que non. Il faut que nous sortions de la crise. Je crois que ceux qui ont allumé le feu, devraient aujourd’hui réfléchir, intervenir et faire peser touts les poids dans la balance pour que les jeunes qu’ils ont amené à prendre les armes, désarment d’abord physiquement, mais surtout désarment dans leur esprit et qu’ils arrêtent de faire souffrir les populations. Sinon, comme je l’ai constaté dans la presse, il s’agit de 90000 F FCA par soldat. Il sont presque 1000 personnes. Ce qui fait à peu près 90 millions, je crois. Je pense que la paix que nous recherchons, si c’est le prix à payer, il faut le faire. Nous avons déjà suffisamment payé et ce n’est pas une affaire de 90 millions par mois qui va compromettre le processus. Par rapport à ce qui va nous coûter d’ailleurs. Tout le processus, on parle de 30 milliards ou 40 milliards. Donc, pour le temps qui nous reste, si c’est le prix à payer, il faut payer.
Est ce que cela doit faire objet d’une décision politique ?
Si les jeunes réclament 90 000f, c’est que quelque part, cela a déjà fait l’objet d’une décision politique. Et la source de financement a été bien identifiée avant que cette promesse ne soit faite.
Mais pourquoi ça pose problème ?
Je n’en sais absolument rien. Mais, qu’est ce qui nous surprend encore en Côte d’Ivoire depuis 2002. On ne peut pas faire les promesses sans avoir les moyens de les tenir, surtout à ce niveau là.
Que pensez vous de la déclaration faite par le ministre Bernard Kouchner relative à l’impossibilité de faire le désarmement total avant les élections ?
Moi, j’ai l’impression qu’on fait des élections de façon exagérée, de mon point de vue, une panacée. C’est la paix que nous voulons. Si c’est le cas, les élections ne sont qu’une étape. Il faut réunir d’abord les conditions d’une bonne élection. Qu’est ce que vous voulez ? Que les gens aillent faire campagne. Le processus électoral, ça compte. Ce n’est pas que les élections, mais c’est tout le processus. Est-ce que vous voulez qu’on aille faire compagne dans une zone où il y a des éléments incontrôlés qui détiennent des armes ? Il faut qu’on désarme d’abord. Même si les élections doivent être reculées de quelques semaines ou d’un ou encore de deux mois, qu’on achève le processus de désarmement avant d’aller aux élections parce que c’est la paix que nous voulons. Ces jeunes qui ont pris les armes, ont toujours dit qu’ils ne les ont pas pris pour rien. Ils ont pris les armes pour des raisons politiques. Imaginez-vous que selon eux la raison pour laquelle ils ont pris les armes, n’est pas satisfaites après les élections. Où, on va les chercher maintenant pour déposer les armes ? On risque de se retrouver à la case de départ. Il faut désarmer d’abord avant d’aller aux élections. Il faut prendre le temps de réunir les véritables conditions pour qu’il y ait des élections transparentes, sécurisées et ouvertes à tous.
Etes-vous satisfait du regroupement des ex-combattants d’autant plus que ni le CCI, ni le PNRRC ne semble concernés par le payement des primes qui restent du ressort du ministère de l’Economie et des Finances détaché auprès de la Primature ?
C’est ce qui peut faire ressentir de grandes malaises. On ne sait pas finalement qui contrôle quoi. On parle de regroupement. Mais, on ne fait que les regrouper et ils sortent pour venir réclamer des primes ou on ne sait quoi d’autres. C’est ça. On ne peut pas se contenter de regarder . Tout ça se fait sans éprouver beaucoup de peines.
Est ce que c’est mal ficelé de dire que le CCI qui contrôle le regroupement, n’est pas en mesure de payer les primes des démobilisés?
Il semble que c’est un régisseur installé à la Primature qui doit payer. Je pense qu’il faut prendre les dispositions pour que cela n’arrive plus si tel a été la promesse tenue à ces éléments
L’actualité est aussi marquée par les activités des structures comme le service civique, le PNRCC, le CCI. Mais, on n’a l’impression que la CEI et les structures d’identification ont les faveurs, l’appui et le soutien de la communauté internationale. Vous pensez la même chose ?
Moi, ce que j’en pense, c’est que comme tout bon citoyen, nous observons tout ça avec beaucoup d’amertume. On n’a l’impression qu’on est juste bon pour créer des problèmes ; et puis, on attend toujours la solution de l’extérieur. 36 milliards ou 40 milliards. Quand on regarde la souffrance des populations, le niveau du chômage, on est quand même amené à dire si tout cet argent était rentré dans le circuit économique pour soutenir les jeunes diplômés à trouver un emploi. Ceux qui ont créé cette guerre, qu’on n’ a pas identifié jusqu’à présent. On ne sait même pas pour quelle raison, la guerre est arrivée.
Le vin est tiré, il faut le boire ?
Le vin est tiré, il faut le boire, mais, ça donne à réfléchir à tout le monde. Mais, il faut rendre à la communauté internationale un hommage bien mérité. Il y a longtemps qu’elle est impliquée dans cette situation. Elle a fait beaucoup de sacrifices. On espère qu’elle en fera encore. Mais, cela doit être pour nous une grande leçon. Vraiment, on a autre chose à faire qu’à se battre. Et puis, quand on a allume le feu, on doit savoir que pour l’éteindre, ça coûte énormément. Et les autres ont leurs problèmes à régler. Je crois que cela doit être une leçon pour tout le monde. J’espère qu’on va pouvoir réunir ces fameux 7 milliards et en définitive, tous les moyens nécessaires pour que le processus électoral soit bien encadré et financé et que des élections se fassent. Mais il faut dire merci à la communauté internationale pour ce qu’elle a déjà fait et nous lui demandons de faire le premier geste qui sauve.
Etes vous pour la révision de la Constitution pour une meilleure représentativité des femmes à l’Assemblée nationale à travers des quotas ?
Moi, ce débat me fait toujours sourire parce que pour moi, le sexe n’est pas un critère de compétence. A compétence égale, on peut prendre une femme ou un homme. Mais si l’homme est compétent, on ne doit pas prendre une femme parce qu’elle est une femme. Et vice-versa. Si les femmes veulent se présenter, je ne pense pas que la Constitution de notre pays interdit cela. En tout cas, je n’ai pas lu cet extrait qui interdit aux femmes de se présenter. Mais, je pense que ça sera aux électeurs de décider s’il faut que ce soit une femme qui doit les représenter pour les défendre ou un homme. Je pense que c’est une question de compétence et non de sexe. Le sexe ne doit pas être un facteur de discrimination.
On parle de plus en plus de la libéralisation de l’espace audiovisuel. Est ce que la Côte d’Ivoire n’est-elle pas sérieusement dépassée, quand elle planche maintenant sur la libéralisation de son espace audiovisuel surtout quand on a l’impression que c’est la volonté politique qui manque depuis plusieurs décennies maintenant ?
Oui, je suis d’accord avec vous. On a tous cette impression. On veut la démocratie, mais en même temps, on veut conserver les vieilles habitudes ou les vieux réflexes. Nous qui sommes engagés en politique, pour nous, l’avènement de la libéralisation du secteur audiovisuel et des médias, est une bonne chose. C’est notre souhait et nous appelons ça de tous nos vœux le plus rapidement possible et qu’il n’ait plus de contrainte technique pour cela.
Est ce que le paysage audiovisuel en l’état actuel vous satisfait ?
Pas du tout. Moi même qui vous parle, je suis l’objet d’une sanction qui ne dit pas son nom à la télévision carrément. La télé refuse de montrer mes meetings même lorsque cela déplace tous les Ivoiriens. Nous avons fait un meeting à Yopougon. Il y avait près de 40 000 personnes. Je pense qu’un tel événement mérite que ça se sache. Mais, il a décidé comme ça. Nous avons choisi la voie de la paix, de la revendication pacifique. Nous avons fait une lettre de protestation et nous n’avons pas de suite jusqu’à présent. Peut-être un jour, ce sera possible. Mais, pour le moment, ce n’est pas encore le cas. Donc, je ne suis pas satisfait.
Il y a eu le sommet de la CEN SAD et le président Yayi Boni a tenu un discours où il a fait des propositions. Est ce que ces propositions suffisent à gérer la crise alimentaire qui frappe de plein fouet le continent africain ?
Je pense que tout ce qu’il a dit est très pertinent. Mais ce que nous souhaitons, c’est qu’il ne faut pas que ces réflexions, ces amalgames ne restent pas en l’état de discours, qu’il rentre rapidement en application. Sinon, je souscrit parfaitement à ce qu’il a dit. D’ailleurs, on se demande pourquoi, on a attendu qu’il y ait une crise pour faire ces genres de proposition. Le premier besoin d’un être humain, c’est le bien de s’alimenter. Nous voulons nous développer et nous industrialiser, mais il faut commencer d’abord par l’autosuffisance alimentaire. C’est inacceptable qu’un pays qui est la Côte d’Ivoire, je prend ce pays comme exemple parce que c’est le mien, soit au stade où elle importe encore près de 200 milliards de céréales par an. Moi, je viens de Yamoussoukro. Je ne vois pas quelle est la région, le périmètre que j’ai dépassé et qui n’est pas propice à la culture de riz. Nous avons le potentiel et nous ne savons pas pourquoi nous avons attendu qu’il y ait la crise, pour commencer à réfléchir à cette question.
Est ce que c’est une question de vision politique ?
Je pense que c’est une question de vision politique. Nous venons de perdre 7 ans de lutte, de guerre, de débat politicien qui nous a retardé. Voilà que la crise alimentaire arrive. Je pense que c’est une question de vision. Il faut commencer par se prendre en charge, ne serait ce qu’au niveau de l’alimentation avant de penser aux autres besoins. J’ai lu d’ailleurs avec beaucoup d’intérêt le communiqué du dernier conseil des ministres où on a exposé un plan du développement de la culture du riz qui pourrait permettre de créer 6000 emplois. Bien entendu, pour répondre au problème de chômage, on peut adresser ce secteur d’alimentation. Les Ivoiriens ont besoin de se nourrir. Ils mangent du riz. Donc, il faut planter du riz. Heureusement pour nous, notre terre est fertile et propice à la culture du riz. Qu’est ce que nous attendons ? Je pense que cette crise va nous ouvrir les yeux et nous allons faire ce que nous aurions dû faire depuis trop longtemps.
« L’opération mains propres » lancée par le chef de l’Etat a commencé par la lutte contre le racket et les malversations dans la filière café-cacao. Certains observateurs se demandent en quoi le Président de la République, au delà de la justice ivoirienne, puisse aller au bout de cette action. Vous le pensez aussi ?
Je vais essayer de faire confiance à la justice. Ce n’est pas tellement le fait qu’on ait arrêté des personnes. Ce n’est pas ça qui m’interpelle. Ce qui m’interpelle, c’est que cette situation est dénoncée depuis un certain nombre d’années. C’est-à-dire, qu’il y a longtemps que ça dure. Ce que nous voulons, c’est qu’il faut créer les conditions pour ne pas que ces genres de choses arrivent. Nous croyons plus à la prévention qu’à la sanction. Il faut la transparence, des mécanismes de contrôle. On n’est pas obligé d’attendre 7 ans avant de sanctionner des responsables. On aurait dû se rendre compte plus tôt que les choses ne se tournaient pas bien, que les règles n’étaient pas appliquées. Aujourd’hui, on a arrêté des gens. Je pense qu’ils ne vont pas faire 40 ans comme certains le disent. Mais, est-ce qu’on va trouver l’argent qui a été détourné au détriment des producteurs. On aurait dû arrêter l’hémorragie plutôt.
Est ce que c’est le mécanisme de contrôle qui a manqué dans la gestion de la filière ?
C’est le constat qu’on peut faire, puisque les choses ont perduré sur plusieurs années avant qu’on ne prenne des décisions. Même, s’il y avait des mécanismes de contrôle suffisants, on aurait dû arrêter l’hémorragie un peu plus tôt. Est c’est ce qu’il faut faire. C’est ça la transparence.
Est ce que cette « opération mains propres » est à mettre au crédit du chef de l’Etat vue que les élections approchent. Certains de ses détracteurs disent qu’il engage cette action pour se payer une certaines hégémonies politiques sur le rang de la corruption ?
Je ne sais pas pourquoi, c’est maintenant que cette opération est entreprise, mais je pense qu’il écoute aussi la population. Il doit savoir que s’il avait fait ça pour avoir des dividendes politiques, les Ivoiriens ne sont pas dupes. Mais, moi je souhaite que dès à présent, dans les secteurs où il n’y a pas de mécanismes de contrôle, qu’on entreprenne d’en mettre en place.
Le président Gbagbo a dit que l’opération va s’étendre à d’autres secteurs. Pour vous qui avez dirigé la Douane ivoirienne pendant 7 ans, vous vous sentez dans le collimateur des enquêteurs ?
Je pense que si le président a dit ça, tous ceux qui ont fait quelque chose, devaient se sentir dans le collimateur de cette enquête. Mais, moi, je ne me reproche rien, parce que dès que j’ai mis le pied à la Douane, ma préoccupation, c’était d’y mettre la transparence. Nous sommes la seule Administration des Douanes au monde où le ministre, le directeur de cabinet, le responsable du Trésor publique et tous les responsables des Douanes, peuvent consulter en temps réel, seconde par seconde, la recette douanière. A chaque fois que la Douane encaisse 1 Franc , parce que cela se calcule au Franc près, vous pouvez interroger le serveur de la Douane et le serveur vous dit « Nous sommes à tel niveau de recette ». Et ce n’est seulement, les douaniers qui savent, mais aussi les ministres et tous les responsables du Trésor publique qui ont leur numéro de portable dans notre serveur. Même s’ils ne sont pas en Côte d’Ivoire, ils reçoivent deux fois dans la journée, à 13 et à 18 heures, les recettes de la Douane. Nous n’avons pas fait tout ça avec l’intention de nous servir. C’est La première décision que j’ai prise en mettant pied à la Douane. Il y a des chefs qui sont venus me dire : « Monsieur le directeur, vous êtes en train de ciller la branche sur laquelle vous devez vous asseoir et sur laquelle vos prédécesseurs étaient assis » . Quand il y a un contentieux, il y a un parti qui est constitué des amendes et l’autre partie des droits. J’ai été le premier directeur général de la Douane à prendre une décision pour dire quand il y a contentieux, les droits reviennent au Trésor public. Vous ne deviez pas mettre ça sur les comptes qui constitue les amendes que le directeur général et les directions des moyens généraux gèrent pour payer l’équipement et les missions. Cela revient au Trésor publique. Ça été un combat permanent et j’y suis finalement arrivé. Donc, on est en politique. Tout le monde peut se sentir viser. Mais, le tout n’est pas d’accuser les gens, mais c’est de pouvoir apporter les preuves. Et je pense que les personnes qui ont été arrêtées auront les moyens pour se défendre, pour qu’une preuve ne soit à leur charge. Auquel cas, ils devraient répondre de leurs actes.
Que pensez-vous des récentes manifestations des jeunes à Bouaké ? Est ce qu’il n’y a pas un manque de lisibilité pour leur avenir ?
Evidemment, à la lumière des évènements, on se rend compte que c’est un problème d’argent. Les jeunes sont rentrés dans cette affaire pour de l’argent et parce qu’ils n’avaient pas autre chose à faire. Le problème de la jeunesse d’aujourd’hui, c’est ça. C’est le problème de chômage. Je voudrais que ce soit la priorité du prochain gouvernement. Faire en sorte que tous les jeunes qui ont un diplôme ou une formation aient du travail. Que ceux qui veulent créer un emploi ou un projet crédible, que nous leur trouvons de quoi financer pour que nous ne soyons pas exposés à ces genres de situation. Je le dis depuis un mois, le chômage, c’est ma priorité des priorités. Récemment en Afrique du sud, le pays de Nelson Mandela qui a surmonté l’apartheid, les jeunes sont descendus la nuit avec des machettes, des gourdins et fusils. Ils ont trouvé des boucs-émissaires : des étrangers. J’ai peur que si nous ne prenons pas les précautions, cela peut arriver chez nous parce que ceux qui sont au chômage ont parfois plus de diplômes que nous qui travaillons. C’est inacceptable.
Il est de plus en plus question de travail des enfants dans les plantations. Est-ce qu’il faut lier le faible taux de scolarisation surtout des jeunes filles aux travaux champêtre ?
Je pense que la cause du mal c’est d’abord la pauvreté et comme je l’ai dis, le faible taux de scolarisation de nos enfants. Il faut combattre la pauvreté. Il faut nous mettre en ordre de bataille pour produire de la richesse. Il faut déjà penser à la transformation de nos matières premières. Je pense que le débat du genre, les enfants dans les plantations, arrivent de temps en temps. Mais je pense que le seul problème, c’est la pauvreté. Tant que nous n’avons pas cette conviction que la pauvreté n’est pas une fatalité et qu’on peut y mettre fin, nous passerons notre temps à nous détruire. Aujourd’hui aucun parent ne croit plus en l’école. Aujourd’hui, les bacheliers ne veulent plus aller à l’université. Ils veulent faire un cycle rapide pour travailler. De moins en moins, on croit en l’école. Cela va abaisser le niveau de scolarisation. Parce que le parent qui est au village et qui se réjouit de son fils détenteur d’une maîtrise, qu’est ce que vous voulez qu’il fasse. Il se demande s’il a encore intérêt à mettre les petits dans le même circuit. Je pense qu’il faut réfléchir pour voir les causes et former des gens capables de transformer nos matières premières et encaisser les plus-values.
Retranscris par TAB
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