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Editorial
 

  Les réformes réalisées en douane sont transposables ailleurs

Nous allons exposer ici les recettes clefs qui ont fait le succès de Gnamien Konan à la tête des douanes ivoiriennes pendant sept (07) ans. Gnamien Konan a un gros avantage sur ses concurrents. Un bilan plus que positif, reconnu par tous en sept ans de gestion d’un des secteurs les plus difficiles à gérer dans le tiers monde, en Afrique singulièrement. Lire la suite...

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oct. 7

Ecrit par: Rédacteur Actualité
07/10/2008 14:09

INTERVIEW DE GNAMIEN KONAN DANS « L’INTELLIGENT D’ABIDJAN »

 

Tout Abidjan murmure que Gnamien Konan aurait crée un parti politique. Qu’en est t-il exactement ?

 Je voulais me présenter aux prochaines élections présidentielles en tant qu’indépendant. Mais, ce genre d’entreprise a nécessairement besoin d’être soutenue par une organisation. C’est pour cela que mes amis et moi avons créé le    MIRE   (Mouvement Ivoirien pour le Renouveau et l’ESPERANCE). C’est un mouvement. Ce n’est pas juridiquement un parti politique. Je voudrais dire que le MIRE a été crée à l’instar des organisations comme le RHDP et le CNRD. C’est à dire un mouvement capable de regrouper en son sein des partis politiques, des ONG, la société civile et des personnes physiques.
 
En un mot, vous n’avez pas crée de parti politique ?
 
Nous n’avons pas créé de parti politique pour le moment. Mais la politique étant la saine appréciation des réalités, rien n’exclu que d’ici quelques semaines ou quelques mois, nous transformions le MIRE en parti politique.
 
Avec le même sigle ?
 
Certainement avec le même sigle. Moi, je ne suis pas attaché aux étiquettes. Ce n’est pas ma tasse de thé. Le MIRE, je pense que ça sonne bien. Nous le conserverons comme le nom de notre parti politique éventuel. Je voudrais vous dire que  crise ivoirienne n’est pas due à une pénurie de parti politique. Nous avons au moins une centaine de partis politiques. Si c’était notre problème avec cent partis politiques, nous serions déjà servis. Aujourd’hui ce que nous voulons, c’est de créer une nouvelle majorité même silencieuse pour le changement qui est nécessaire et inévitable en Côte d’Ivoire.
 
Justement, qu’est ce que le MIRE que vous venez de mettre en place peut apporter aux ivoiriens étant donné que les cent partis politiques n’ont pas pu mettre fin à la crise ?
 
Le MIRE vient éviter une situation qui tend à trop personnaliser notre combat. Le MIRE est un creuset dans lequel beaucoup d’ivoiriens peuvent se retrouver. Le MIRE pour le moment est notre outil de travail. Je viens de me rendre compte à mes dépends que pour faire de  la politique en Côte d’Ivoire, il faut avoir beaucoup d’argent. Alors, il ne faut pas que ceux qui veulent nous aider aient l’impression de donner leur argent à Gnamien. Nous ne voulions pas créer de parti politique pour que tout ivoirien quelque soit son bord politique, puisse militer aisément pour le changement que nous préconisons. Pour nous la vraie crise est économique. La sale crise pour ne pas dire la sale guerre est le fait d’une poignée de poignée de manipulateurs qui ne veulent que pouvoir pour le pouvoir. Nous voulons congédier ces manipulateurs et mettre fin à la crise économique. D’une pierre deux coups. C’est merveilleux la démocratie.
 
Plusieurs fois, vous avez demandé à vos militants de mettre la main à la poche. Ce qui a surpris beaucoup de personnes. Gnamien veut que la classe politique actuelle laisse la place à la classe d’âge à laquelle vous appartenez. Est ce que vous pouvez expliquer un peu pourquoi vous voulez que les trois ténors de la politique actuellement passent le flambeau ?
 
Ca fait plusieurs questions. Commençons par ma demande aux ivoiriens qui adhèrent à ce projet de mettre la main à la poche. Je voudrais regarder les ivoiriens, droit dans les yeux pour leur dire ceci :
Il y a deux sortes de candidats dans notre pays. IL y a ceux qui ont de l’argent à distribuer et ceux qui n’en n’ont même pas assez pour faire  campagne. Les premiers ont l’argent acquis dans des conditions que nous connaissons. Ils ne changent pas, ils ne peuvent rien changer, parce que eux-même ne peuvent pas changer de mentalité. Avec eux la Côte d’Ivoire va sans aucun doute reculer davantage. Commencer par le début, l’école, les infrastructures économiques, l’appui aux agriculteurs, la transformation de nos matières agricoles, la création d’emplois, ils en ont cure, c’est trop long. Acheter les consciences, les dépenses de prestige. C’est plus concret. Nous nous appartenons à la deuxième catégorie et nous en sommes fiers. Nous voulons travailler pour la Côte d’Ivoire sans contrepartie. Nous voulons la servir de toute notre force et pour cela nous n’avons pas besoin de distribuer de l’argent qu’on n’a pas. Nous tiendrons nos engagements et nous rendrons compte. L’argent des contribuables sera sacré. IL sera exclusivement à leur service. Voici, il faut choisir. Les ivoiriens sont libres et intelligents. C’est à cause de l’argent que la démocratie reste sur le papier et l’histoire se termine souvent par des coups d’Etat. Nous sommes une alternative crédible pour la paix et la bonne gouvernance. La révolution démocratique en lieu et place des coups d’état républicains. C'est-à-dire voter pour mettre fin au BOG que nous subissons décembre 1993 qui nous a conduit à la guerre et détruit nos acquis. J’en fais aussi un débat de génération. Je suis né en décembre 1953 ? J’ai eu la maîtrise en sciences économiques en 1980 un diplôme d’ingénieur en 1982. 25 ans d’expérience professionnelle. Chef de service, sous directeur, directeur général. Il n’y a rien d’extraordinaire et nous sommes des centaines dans ce cas. Et c’est à nous à présent de prendre les choses en mains. Nous n’attendrons après l’âge de la retraite ou que le témoin soit transmis à cette génération qui n’a connu que les grèves à l’école et surtout qui n’a jamais travaillé. Evitons de perdre du temps. De perdre encore Cinq ans d’incertitude. L’Asie a rejoint l’Europe et l’Amérique. L’Afrique somnole toujours. S’il nous reste encore une seule chance de nous industrialiser, c’est à présent ou jamais. Il faut s’affranchir du BOG ; 
 
Justement le BOG, on pourrait ajouter un autre G c’est à dire Guillaume Soro. Est ce que vous ne pensez pas que ce sont les attaques contre ces personnes qui fait que vous êtes aujourd’hui objet de censure sur les médias d’Etat ?
 
Oui en effet  un S en plus ça ne fait qu’aggraver les choses. Soyons sérieux. Je ne sais pas si c’est ce que vous considérez comme des attaques qui posent problème aux médias d’état. Je pense moi que, c’est surtout le fait de cadres zélés, pour qui la déontologie et l’étique s’arrêtent au niveau de l’estomac. C’est la seule façon qu’ils ont trouvée pour mériter d’être là où ils sont. Ils sont nombreux ces cadres dans l’administration publique ou parapublique qui oublient souvent que l’intérêt de l’Etat passe avant celui des hommes fussent les plus grands. Le Directeur Général de la RTI a oublié sa mission. Il pense faire plaisir au chef.
 
 Est ce que vous l’avez rencontré pour parler de cela ?
 
J’ai des amis qui l’ont rencontré. Moi même je suis allé voir le PCA de la RTI qui m’a assuré qu’il allait faire quelque chose. Je préfère ne pas en dire d’avantage puisque j’ai des amis qui vont bientôt faire une conférence de presse sur ce sujet. Nous avons écrit au CNCA. Les gens se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Il y a une juridiction en Côte d’Ivoire pour décider qui doit être éligible ou pas. Le CNCA veut savoir si un douanier est militaire ou non. La campagne officielle n’a pas commencé. Un évènement, politique ou non, réuni plusieurs milliers d’ivoiriens politiciens ou non et qui payent leur redevance télé. On ne vous demande pas si l’auteur est fou ou recherché par la police. Votre rôle c’est de rendre compte c’est tout. Le reste c’est de la sorcellerie. Mais bon, ne pas passer à la télévision ivoirienne actuelle vraiment ça me dérange pas du tout. Qui passe à cette télévision ? des rebelles, des tueurs, des braqueurs de banque y viennent pour nous faire la morale. J’en parle  parce qu’en tant qu’ivoirien, j’en ai honte. Honte pour la démocratie à l’ivoirienne.
 
Ne pensez vous pas que cela vient des autorités compétentes ?
 
Je n’oserai pas. De la part des démocrates confirmés ? Non pas un seul instant. Quand j’étais Directeur général des douanes, il m’est arrivé d’expliquer à la hiérarchie pourquoi une décision n’était pas conforme à l’intérêt du trésor public. Et après avoir bien compris ma position, elle décidait elle-même de ne pas la prendre. C’est ce qu’on demande aux cadres ivoiriens.  
 
Vous avez déjà dit non au ministre de l’économie Charles Diby Koffi et au premier ministre actuel.
 
Je vais vous raconter une anecdote. Un jour, le président de la République m’appelle pour me dire « il y a une dame qui est commerçante et qui a un problème avec la douane. Elle viendra te voir. Fais ce que tu peux ». Ça devait quelqu’un d’important. Elle était accompagnée par un député. La dame demandait une exonération totale sur un produit dont l’importation était soumise à certaines conditions. J’ai expliqué au député pourquoi une telle décision était contraire à notre propre réglementation et pouvait menacer les intérêts de certaines industries locales. J’ai ensuite fais calculer les droits qui se chiffraient en milliards. Sincèrement surpris, il demanda à la dame de se retirer et me confia Il dit bon ‘‘Cette dame ne peut plus rencontrer le président si je ne l’accompagne pas. Si elle vient ici, ne la recevez plus. Je ne savais pas que l’ampleur du problème était d’un tel niveau. Désormais, Je peux témoigner ; notre douane est entre de bonnes mains’’. Il était sincèrement satisfait. Et je n’ai plus entendu parler de cette dame. C’est pour dire qu’on n’est pas des moutons à ce niveau de responsabilité.  
 
Justement, vous êtes un homme qui ne mâche pas ses mots. Est ce que ce n’est pas parce qu’on dit que vous avez eu des bruits avec le ministre de l’économie, le premier ministre ?
 
Je n’ai jamais rencontré le premier ministre. Je l’ai toujours vu à la télé. Quand au ministre de l’économie, nous avons été nommé DG le même jour et avons eu le même patron pendant des années. On a pu avoir de petites divergences ici et là. Quoi de plus normal ; on était tous là, pour reformer.
 
M. le directeur, On a dit que vous teniez tête au ministre de l’économie alors que celui-ci était DG avant de devenir ministre. Il y a eu trop de commentaires. Est ce que vous avez des problèmes avec le ministre Diby ?
 
Il y a eu trop de commentaires vous avez raison. En réalité deux petites divergences en sept ans. Ces deux incidents ont la même cause : Ma passion pour mon travail et pour le service de l’état. Et inévitablement, il m’arrive d’oublier la manière.
La première fois, c’était à propos d’une disposition pour améliorer non seulement l’évaluation des marchandises mais aussi le contrôle de change. Il avait reçu un mauvais compte rendu. Car notre volonté n’était de faire le travail de la Direction Générale du Trésor mais apporter notre contribution à l’efficacité d’une administration jumelle. On s’est compris après explication. Deuxième incident, le dédouanement des bagages accompagnés. C’est encore dure pour les voyageurs de comprendre le bien fondé de cette réglementation qui figure au code des douanes. Il était devenu ministre et certainement un peu plus politique. Je crois qu’il voulait défendre les intérêts des voyageurs. Ça aussi on a géré. On échangeait beaucoup sur l’importance de laisser à nos successeurs une administration plus efficace que nous l’avions trouvée.  Après l’annonce de ma candidature, j’ai proposé de lui proposer s’il le voulait, une liste de cinq noms pour ma succession, en précisant les points forts et les points faibles de chacun, pour lui faciliter leur encadrement. J’étais de bonne foie. Mais je crois que ce fut insuffisant.
 
Est ce que ce n’était pas prétentieux de dire au ministre, je vous propose cinq personnes et est ce que vous demandiez au ministre pour la continuité du travail de vous maintenir et parallèlement à ça vous continuez votre activité politique ?
 
Je ne comprends pas votre question. J’ai fait cette proposition parce qu’il m’a fait l’amitié de demander de lui dire ce que j’aurais fait à sa place. Moi, j’avais ma lettre de démission dans mon sac, depuis plusieurs semaines. J’hésitais parce que, je n’étais pas sûr, que c’était la meilleure voie. Mais tout le monde savait que je voulais partir, mourir pour aller au paradis. Je crois que Meeting de Paris, c’était l’euthanasie.
 
Après votre meeting à Paris, tout Abidjan aussi a tremblé. 48 heures après le meeting, vous êtes débarqué de votre poste. Au cours de ce meeting, le premier ministre actuel a beaucoup occupé les lignes de votre message. Cela a amené des gens à dire que c’est le premier ministre qui a voulu votre tête. Qu’est ce que vous en pensez aujourd’hui ?
 
D’abord une chose, le 31 mars pour ne pas dire le 1er avril 2008, quand on limoge Gnamien Konan de la Douane, je ne considère pas du tout qu’on a eu ma tête. De deux, je savais que mon discours devait gêner le premier ministre parce qu’en tant qu’ivoirien, je l’ai interpellé avant son arrêté sur l’unité de caisse. Après j’ai toujours dit que c’était de la mascarade d’envoyer des fonctionnaires pour jouer les figurants ou les otages. Une brigade de douane, ça travaille toujours à proximité des autres forces de défense et de sécurité. En tant que DG des douanes j’ai dit que si ces conditions ne pouvaient être rempli, il fallait plus faire ce que nous faisions avec la douane du Ghana à savoir interdire l’utilisation du territoire sous son contrôle pour organiser la contrebande dans la Côte d’Ivoire dont il est le premier des ministres. Je veux que toutes ces choses changent. Elles peuvent changer tout de suite si nous mettons l’intérêt de la Côte d’Ivoire avant les nôtres. C’est le prix de ma tête.
 
Est ce que vous avez rencontré le premier ministre pour évoquer le problème ?
 
Ce n’est pas mon travail. Je ne suis pas ministre.
 
Peut être que votre limogeage a été faite sur proposition du président de la République ?
 
 
Pour moi, c’est le président de la République qui signe les décrets de nomination et de limogeage. Que se soit sur proposition du président de la République, du ministre, vraiment, ça ne m’intéresse pas. Pour moi, le président de la République a estimé que je ne pouvais plus servir la Côte d’Ivoire et il en a tiré les leçons. Je ne lui en veux pas. Bien au contraire.
 
Mais aujourd’hui vous en voulez à Guillaume Soro ?
 
Pourquoi lui en voudrais-je? Je dis que je ne voulais plus faire la douane et il m’a enlevé. Je lui dis merci, mais ça ne m’empêchera pas de dire ce que je pense de la rébellion en Côte d’Ivoire. Mon pays est tellement unique au monde qu’on demande à sa population de pardonner à des gens qui n’ont jamais demandé pardon. C’est à dire qu’ils n’ont jamais reconnu que ce qu’ils avaient fait était mal. Ils ne se sont jamais repentis. Mais, nous, on doit leur pardonner même s’ils sont sur le point de recommencer. Pardon, yaki, sabari, yaya c’est une seconde. Les rancoeurs les plus terribles, ce sont celles qu’on exprime pas. Leurs seules vibrations peuvent nous empêcher d’aller à la paix. Sinon comment vous expliquez tout ce tango depuis cinq ans, un deux pas en avant deux pas en arrière.
 
Les vertus cardinales de l’accord de Ouagadougou qui sont inculquées, vous ne semblez pas y adhérer.
 
Parce que dire qu’un chat est un chat est mal. Ce qui nous a amené à la rébellion, c’est le mensonge, l’hypocrisie et la cupidité. On a une rébellion qui n’a même pas de papa. On ne sait pas qui a amené la guerre. On ne sait pas si c’est le voisin qui est avec nous. C’est grave. On a vu dans certains pays des commissions vérité et réconciliation où les gens sont venus avouer leurs erreurs et leurs crimes. Mais nous voulons mettre un plâtre sur une plaie. La paix se nourrie de vérité. J’adhère à l’accord de ouagadougou. Mais si les signataires se rendent régulièrement à Ouagadougou, c’est pour des réglages. Et je pense qu’on a accepté d’être premier ministre, mais on a oublié la repentance et le pardon.   
 
M. le directeur, vous utilisez à chaque fois le thème premier ministre. Pour vous l’avènement de Soro à la Primature n’est pas un exemple. Et on a l’impression que pour vous Guillaume Soro n’a pas le profil pour occuper la Primature?
 
Je ne suis pas le seul à le penser. Même dans le parti, au pouvoir des voix s’élèvent régulièrement pour dire la même chose. Moi, je voyais à la limite le premier ministre actuel désigner quelqu’un de son bord qui en avait le profil. Dans un pays où il y a des professeurs agrégés qui sont au chômage ou qui ont une expérience de 20 ans. Donc ça fait peut-être un peu trop, mettre fin à la rébellion, organiser des élections, luter contre la hausse des prix, améliorer le pouvoir d’achat, créer des emplois.
 
Le premier ministre après un an de fonction, vous pensez qu’il n’a pas le profil alors qu’avec lui la situation s’est beaucoup plus améliorée que sous Banny et Diarra ?
 
Le plus important, ce n’est pas la fin de la guerre, c’est la paix qui est autre chose. Souvent la cause de la guerre, ce sont des problèmes économiques. C’est compliqué, la crise ivoirienne. Elle est politique, morale, militaire, économique. Moi je crois que, quand on est chef on ne peut pas déléguer pour tous les problèmes. Surtout, quand ils sont complexes. Si j’étais premier ministre on aurait jamais dépenser soixante milliards pour le travail de SAGEM ou renouveler les permis à vingt mille. Mon souhait, c’est que mon pays avance chaque jour vers le développement.  
 
La première dame a demandé aux Forces nouvelles de déposer les armes avant les élections. Et que, ceux qui ne peuvent pas le faire, doivent quitter le pays.
 
To be or not to be. Le problème du FPI, c’est depuis toujours, être ou ne pas être avec la rébellion. Ce n’est pas facile. « Sinon que je suis d’accord avec elle ». En politique on peut être d’accord de temps en temps. Surtout quand « c’est ça qui est la vérité ».
 
Les Forces nouvelles n’aiment pas la critique. A chaque fois qu’on leur demande quelque chose, cela soulève leur courroux. Vous pensez que les Forces nouvelles sont allergiques aux critiques ?
 
D’abord, je pense que fondamentalement, ce sont des gens qui se sont trompés et qu’ils ont déjà fait perdre six à la Côte d’Ivoire. Des millions de jeunes ont été déjà sacrifiés parce que l’argent qui devrait aller à l’éducation et à la santé, est allé à la guerre. La paix de retour demain, ces générations, on les récupère comment ? Des jeunes ont échoué trois fois au BAC parce que l’Etat n’a pas eu les moyens de payer ses fondateurs d’école qui n’ont pas payé les professeurs. Ces jeunes, qu’est ce qu’ils deviennent ? Qu’ils dégagent maintenant. Je dois aller au village pour voir mes parents.
 
M. le président, est ce que vous croyez à la date du 30 novembre pour la tenue des élections présidentielles ?
 
D’abord, je dis souvent pour la date, ce n’est pas important. Je souhaite pour mon pays la meilleure élection possible. Il ne faut pas qu’on se précipite. Une élection tardive et bien organisée vaut mieux qu’une élection à temps, mais mal organisée et contestée. Ce n’est pas, parce qu’il n’ y a jamais eu d’élections en Côte d’Ivoire. Ce sont les mauvaises élections qui servent de prétexte à la guerre ou à la rébellion.’. Si l’élection n’a pas eu lieu le 30 novembre, elle aura lieu le 30 décembre ou à défaut le 30 janvier ou bien de toute façon, elle aura lieu en 2009. Si en 2009, il n’ y a pas d’élection, il y a danger pour tout le monde. Les problèmes socio-économiques vont nous emporter. Donc, c’est dans l’intérêt de toute la Côte d’Ivoire qu’il y ait élection.  
 
Votre chance de gagner
 
Mes chances sont énormes parce que mes adversaires ont eu le temps. Comme on dit, le temps réglementaire plus les arrêts de jeux, plus les prolongations. Mais, ils n’ont pas marqué. On change une équipe qui ne gagne pas. A commencer par l’entraîneur. Dans une telle compétition, je me dis que les ivoiriens ne sont pas suicidaires pour choisir la guerre et la crise économique. Il y a suffisamment d’ivoiriens pour faire le choix du changement c’est à dire autre chose que l’adversité entre trois personnes qui ne débouchent sur rien. Je n’ai pas de problème et je vais gagner. Soit au premier ou au 2ème tour, je vais gagner.
 
Est ce que cette assurance ne vous gêne pas. Il y a un récent sondage qui donne favorable le président Gbagbo
 
Où avez-vous dégoté ce faux sondage ? Mais les ivoiriens que je rencontre sont fatigués et veulent que ça change. Peut être que ça va pour vous et vos sondeurs ? A partir de là, je me dis que s’il n’ y a pas de tremblement de terre le jour des élections, Gnamien gagne au premier ou au second tour.
 
Il y a plusieurs autres candidats. Il y a par exemple le candidat Diaby Koweit qui arrive en force et qui aurait le soutien des arabes. …..
 
Moi je souhaite donc que les trois que je ne vais pas citer, qui ont déjà donné à la Côte d’Ivoire de très bonnes choses et qui sont arrivés au bout de leurs idées se retirent pour que j’affronte les Diaby Koweit et tout l’or du monde. Va-t-on être sérieux une fois ici ?
 
Mabri Toikeusse dit qu’il est Obama de Côte d’Ivoire, vous ….
 
Ca tombe bien, moi je suis le Gnamien de Côte d’Ivoire et je demande aux ivoiriens de ne pas se tromper sur le produit. Cette fois-ci, ils n’ont qu’à bien lire la posologie. Ils ne doivent pas prendre médicament de maux de ventre pour aller soigner diabète. Heureusement, tous les candidats sont adultes. Pour celui qui a été ministre, allez-y dans son ministère pour demander ses résultats. Ce n’est pas une affaire d’Obama, ni de Sarkozy. Celui qui a travaillé,  s’il a été professeur, il doit dire le taux de réussite dans les classes où il a enseigné. S’il a été ministre de la santé, quel était le taux du VIH au moment où il arrivait et quel était le taux à son départ ? Ce n’est pas une affaire d’Obama. ‘‘Je suis Obama. Je suis Sarkozy’’. Non, ça c’est pour amuser la galerie. Or ces élections ne sont pas des élections d’amusement, mais des élections qui doivent nous sortir de la crise socio politico économique. Non il, faut qu’on fasse attention. Huit millions de chômeurs, personne ne pourra soigner ça dans cinq ans.
 

Interview réalisée par Valery Foungbé Coll : T.A.B

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1 autres commentaires...

Re: INTERVIEW DE GNAMIEN KONAN DANS « L’INTELLIGENT D’ABIDJAN »

je mr koffi je viens d'avoir ton site. vous même a tant que individu je vous apprécie énormément. je ne sais pas comment faire pour adhérer ton parti.
mon mail michaeldekoffi@yahoo.fr

By koffi michael on   18/12/2008 17:57

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